Juillet - Août 2021

29 jours, 12 heures, 44 minutes et 2,9 secondes

par

DOMINIQUE WEBER

Du 1 juillet au 19 août 2021

Vernissage en présence de l'artiste le 1er juillet dès 18h00

 

Commissaire d'exposition: Jorge Cañete

Rue Haute, 36

CH - 1422 Grandson (Vaud)

ouvert sur rendez-vous uniquement : +41787102534 - info@jorgecanete.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La lunaison est l'intervalle de temps qui s'écoule entre deux nouvelles lunes, il dure en moyenne 29,5 jours. On l'appelle période synodique, c'est le temps que met la Lune à revenir à la même position dans le ciel par rapport au Soleil.

Fatoumata Kebe, La Lune est un roman

Les inspirations et les expirations, les jours et les nuits, la chaleur des étés et le froid des hivers. Des phases, des cycles, des alternances : des systoles et des diastoles. Des rythmes qui se renouvellent sans cesse : toujours réguliers, toujours variés. Une fidélité. Toute existence est ainsi régie par des va-et-vient ininterrompus. Mais si le Soleil se cache lorsque la Lune se lève, si l’été annonce, suivant de lentes transformations silencieuses, l’automne puis l’hiver, le ciel et la terre poursuivent leur cours sans discontinuer : de jour comme de nuit, en été comme en automne ou en hiver, la nature et le monde ont la même évidence de réalité ; les alternances des déploiements et des replis n’opposent aucunement la vie à son anéantissement. Et parce que les allers n’épuisent pas les retours, ils ne sauraient avoir de fin : la végétation se renouvelle et s’épanouit sans s’étioler. À cet égard, les hommes n’ont à s’inquiéter d’aucune disparition, puisque celle-ci n’est en réalité qu’une latence riche de tous les déploiements à venir. S’étonner plutôt des continuités et des conjonctions premières : s’étonner des entrelacements possibles, perçus du reste dès le Paléolithique supérieur, entre numérations, cycles lunaires et cycles physiologiques du corps humain, ainsi que paraissent le dévoiler de nombreuses gravures sur os, bois de cervidé ou pierres. S’étonner de tous ces cycles de vie universellement partagés par tous les vivants : un repère pour le dessin, une exigence pour le poème.

BIOGRAPHIE :

Dominique Weber est philosophe. Il envisage la pratique du dessin, de l’installation, de la vidéo ou du poème comme une ressource nécessaire pour découvrir les formes d’un sensorium nouveau requis par les métamorphoses écologiques contemporaines : un sensorium plus égalitaire, plus géologique, accueillant d’une manière plus ajustée les formes de vie naturelles autres qu’humaines.

 

Il a publié des poèmes dans différentes revues de poésie contemporaine. Son travail de dessin, d’installation et de vidéo a fait l’objet de plusieurs expositions personnelles ou collectives.

 

site : www.dominiqueweber.com

compte Instagram : @marcher.restituer

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